S’offrir un chateau de GoT

Riverrun est en vente. Le château de Gosford, le château que HBO a utilisé comme extérieur de Riverrun pour la troisième saison de Game of Thrones, pourrait être l’endroit où vous vous trouvez. Vous pourriez reconnaître ses pierres de la scène où Robb Stark exécute Rickard Karstark, ce qui était stupide à faire et a joué dans le massacre des Starks au mariage rouge. (Ne vous inquiétez pas, ce bain de sang a été filmé ailleurs.) Dans la vraie vie, le château de Gosford a été construit au milieu des années 1800 pour le comte de Gosford en Irlande du Nord. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il était utilisé pour loger des troupes et des prisonniers de guerre. En 1986, les terres qui l’entouraient devinrent le parc forestier de Gosford, première forêt irlandaise de conservation. Le château a été utilisé à nouveau par l’armée pendant les troubles, puis transformé en hôtel. Maintenant, le château a été divisé en ailes séparées, dont l’une est maintenant en vente. L’aile est convertie en six appartements, chacun d’au moins 3 500 pieds carrés avec plusieurs chambres. Au total, plus de 15 chambres avec 10 salles de bain; déplacez toute votre famille ou gardez le tout pour vous. Si vous vivez dans un château en Irlande du Nord entouré de 590 acres de forêt, le prix de départ est de 500 000 livres, soit 656 254 dollars. C’est une belle affaire, même s’il y a des fantômes de vieux château qui hantent chaque pièce. A lire sur le guide luxe.

Le réseau ferroviaire, un monopole naturel

Le réseau ferroviaire est ce que les économistes appellent un « monopole naturel » : dupliquer l’infrastructure ne serait pas efficace en raison de l’importance des coûts fixes. L’efficacité économique suppose d’utiliser au mieux l’infrastructure existante. Il en découle que : – Si l’on ne prend pas en compte la contrainte qui pèse sur les finances publiques, le tarif optimal d’un point de vue économique correspond au coût marginal d’usage ; – Le monopole naturel doit être régulé, sans quoi il ne mettra pas en œuvre une tarification au coût marginal ; – Les recettes d’une tarification au coût marginal ne couvrent pas le coût complet de l’infrastructure (à l’optimum d’utilisation de l’infrastructure le coût marginal est très inférieur au coût moyen) ; le monopole naturel doit donc être subventionné. En pratique, sur le réseau ferré national, la somme des coûts marginaux d’usage représente environ 1 milliard d’euros, soit moins de 20% des coûts « industriels », et à peine plus de 10% des coûts totaux si l’on prend en compte le coût de la dette et les charges de structure. Le principe de la tarification au coût marginal d’usage pour les monopoles naturels connait deux types d’exception : – Les effets de congestion ou de saturation, qui peuvent conduire à rehausser la tarification ; – La recherche d’une meilleure couverture des coûts compte tenu des contraintes sur les finances publiques. Lorsque les trafics sont très intenses, les effets d’une perturbation sont plus importants, car ils concernent davantage de trains que si les trafics sont faibles. L’allocation des sillons ferroviaires prend en compte ces effets, sans les supprimer totalement (ce qui supposerait de limiter fortement le nombre de trains en circulation). Il serait donc justifié d’un point de vue économique d’inciter les usagers du réseau à un usage rationnel de la capacité de l’infrastructure, en leur faisant payer cet effet de congestion. Les recettes de cette tarification de la congestion contribueraient à mieux couvrir le coût complet. Plusieurs gestionnaires d’infrastructures européens pratiquent ainsi des formes de tarification de la congestion (notamment en Grande-Bretagne). Des travaux récents ont montré l’existence de tels effets de congestion sur le réseau ferré national français. Néanmoins le cadre juridique et européen est insuffisamment clair sur ce sujet pour permettre une mise en œuvre simple et indiscutable de ce principe économique pourtant bien connu. La tarification peut également s’écarter du coût marginal dans le but de réduire les contributions publiques. Lorsque la tarification s’écarte du coût marginal, l’utilisation de l’infrastructure se réduit, et son utilité pour la collectivité baisse. Si la fiscalité était parfaitement efficace d’un point de vue économique, il n’y aurait pas lieu de s’écarter de ce principe. Mais dans le monde réel, chaque euro de recette fiscale a également un impact négatif sur l’activité économique. Il s’agit alors de rechercher un optimum en comparant ce « coût d’opportunité » des fonds publics consacrés à l’infrastructure, d’une part, à la baisse d’utilité liée à une tarification supérieure au coût marginal, d’autre part. Ce principe s’applique toutefois mal aux marchés du transport ferroviaire : l’optimum peut être calculé aisément si les usagers du réseau sont très nombreux (cas du transport routier), et dans ce cas la capacité des redevances à couvrir plus que le coût marginal dépend de l’élasticité prix de la demande ; en revanche si le nombre d’entreprises en concurrence est très faible, la tarification ne pourra s’éloigner significativement du coût marginal (sauf congestion) sans perte d’efficacité.

Découvrir le Maroc

Ô jour frabieux ! Les néerlandais sont restés du côté des hommes politiques raisonnables : le parti de Geert Wilders n’a au final gagné que quatre sièges Cette élection était importante, parce que selon les experts, elle était censée être le baromètre de la montée du populisme en Europe. Et le résultat n’est pas aussi catastrophique que ce qu’on nous avait annoncé, au final ! Reste à comprendre pourquoi.
La semaine dernière, j’ai fait un incentive à Marrakech où nous avons évoqué cette percée du populisme en Europe. La plupart de mes collègues pensaient qu’il n’y avait rien à faire pour endiguer le phénomène. Après le Brexit, il leur semblait inéluctable que ce populisme fasse tache d’encre partout en Europe. Mais même si je comprenais leur raisonnement, je n’étais pas d’accord avec eux : pour moi, la vague populiste peut n’emporter que les pays anglo-saxons et être encore contrée en Europe.
Ces élections néerlandaises sont intéressantes, parce qu’elles montrent une fois de plus l’incapacité totale des sondages à prédire le moindre résultat. Ces derniers prédisaient au parti anti-islam un score deux fois supérieur à celui qu’il a finalement obtenu ! Mais ces sondages ne sont pas inutiles : ceux-ci ont eu une forte incidence sur l’élection. Il est en effet fort probable que ces sondages aient joué un rôle important dans la participation massive des électeurs néerlandais à ce scrutin. Certains ne considèrent les sondages que comme un simple baromètre, mais force est de constater qu’ils sont bien plus. En physique quantique, le simple fait d’observer un élément modifie le comportement de ce dernier. Et il en va de même en politique : les sondages ont le pouvoir de modifier les comportements des électeurs. C’est pourquoi les sondages ne sont plus capables de prédire les résultats : les résultats populistes qu’ils prédisent ont pour effet de mobiliser les électeurs qui ne veulent pas de ces résultats. Il reste à espérer que leur influence sera aussi forte pour nos élections…
Au fait, j’ai bien apprécié cet incentive au Maroc. Si vous ne connaissez pas la destination, je vous invite vraiment à découvrir ! Je vous mets en lien le site de l’agence qui s’en est occupée, si vous souhaitez en savoir plus.

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Les algues alimentaires en France

En France, la filière des algues est composée de plusieurs branches qui appartiennent à différents domaines : l’agroalimentaire (additifs alimentaires), la pharmaceutique, la cosmétique, l’alimentation humaine, l’agriculture (agrofournitures, alimentation animale), les bioénergies… Ces branches ont des degrés de maturité différents, ainsi que des besoins en termes de volumes, d’espèces et de qualité de matière première très variables. Ces activités sont principalement localisées en Bretagne, qui reste la première zone de production des différentes espèces actuellement exploitées. Le projet IDEALG explore les différents maillons de la filière, de l’amont à l’aval, dans un objectif final de développer durablement la filière et de proposer des innovations associées aux algues dans plusieurs domaines. Le Pôle halieutique AGROCAMPUS OUEST est impliqué dans la recherche d’une valorisation pour l’alimentation humaine dans le cadre de ce projet. Pour les producteurs récoltants, il s’agit d’une biomasse diversifiée et de qualité, naturellement disponible sur le littoral breton. Actuellement, la quantité récoltée pour l’alimentation humaine est limitée par la ressource. Mais les apports pourraient augmenter notamment grâce à l’algoculture. Cette activité possède un potentiel de développement intéressant, qui cible un petit nombre d’espèces choisies selon leurs intérêts commerciaux, et la faisabilité technique de leur culture. De plus, le choix du secteur alimentaire apporte une rémunération intermédiaire, entre l’industrie des phycocolloïdes (des prix faibles pour de gros volumes), et les marchés de niche comme la cosmétique (des prix élevés pour de faibles volumes) (Mesnildrey et al., 2012). Depuis quelques années, le marché des algues alimentaires est bousculé par l’arrivée de la restauration japonaise en France. Elle apporte de nouveaux produits exotiques qui contiennent des algues, comme les sushis (terme générique). Cette cuisine, jouissant d’un grand succès, a permis de faire découvrir l’algue à de nombreux français. Un créneau semble se dessiner pour les produits bretons qui pourraient profiter du succès cette cuisine, et d’une volonté exprimée par de plus en plus de consommateurs de revenir vers des produits locaux, naturels et sains. Les professionnels ont amorcé des actions pour élargir le panel de consommateurs, et de nombreux efforts sont faits pour remettre ces produits aux goûts du jour. Pour autant, très peu d’informations sont disponibles sur la consommation des algues, aucune étude à grande échelle n’a jamais été menée en France. Afin de pouvoir développer avec cohérence cette filière prometteuse, il serait particulièrement intéressant de connaître les caractéristiques de consommation des algues alimentaires.

Comme une moule à un rocher

Je trouve tous les politiques un peu fous, à leur façon. Mais François Fillon, il est pour moi carrément dément. Marteau. Frappadingue. Bon à enfermer.
On parle quand même d’un représentant politique maintient sa candidature, malgré le fait que tout le monde lui dise d’arrêter les frais. On l’accuse d’avoir puisé généreusement dans les caisses de l’Etat ? Il s’accroche. Il ne peut faire campagne sans qu’il soit accueilli par des manifestants ? Il continue. Il est mis en examen ? Il s’accroche. Le monde s’écroule ? Il continue ! Chaque estocade le rend plus extrême dans ses propos. Il fait entendre qu’il faut de la vaillance, et s’érige en révolté. Mais son irresponsabilité est incroyable, dans cette affaire. Quand il poursuit sa campagne après les révélations du Canard enchaîné, il salit la France, et nous fait passer pour un pays corrompu. Dans de nombreux pays, un politicien aurait dû se retirer dès le début. Quand celui qui se la joue probité et respectabilité revient sur la parole donnée quelques semaines plus tôt, il ébranle la confiance envers tous les élus. Cette confiance était déjà faible, , et n’avait certainement pas besoin d’un Fillon. Lorsqu’il prétend que tout cela a été orchestré par Macron, il bascule carrément du côté obscur de la politique : c’est le principe même de justice qu’il envoie promener. Lorsqu’il déclare qu’il continuera malgré les défections dans son camp, il se hisse au niveau d’un Donald Trump ! Je ne vois pas pourquoi Fillon s’obstine. Veut-il tenir jusqu’au 17 où plus aucun républicain ne pourra le supplanter ? Souhaite-t-il obtenir l’immunité que lui fournirait la présidence ? Pense-t-il réellement qu’un député qui bafoue le droit, revient sur ses promesses et dénigre le système judiciaire peut être un président profitable au pays ? Une chose est sûre, pour ma part : le loser (dixit Sarkozy) est le pire désastre qui soit pour les LR.

Le biodiesel pour les voitures

Une voiture fonctionnant au biodiesel peut économiser beaucoup d’essence pour son propriétaire. Non seulement cela, mais ce carburant de remplacement émet moins de dioxyde de carbone, ce qui le rend plus écologique qu’un moteur qui fonctionne avec des combustibles fossiles conventionnels. Une voiture ordinaire, fonctionnant avec un moteur diesel, peut fonctionner au biodiesel, qui est un type de diesel non pétrolier. Ce type de carburant est vendu par diverses stations de pompage dans un mélange. SVO est quelque chose que vous pouvez trouver dans votre cuisine. Il peut être fabriqué à partir d’un certain nombre de légumes, tels que le maïs, le soja, le chanvre, la palme ou le chanvre. Si vous voulez aider à rendre le monde plus propre pour les générations futures, vous pouvez convertir votre voiture diesel pour qu’elle fonctionne au biodiesel. Courir sur SVO peut être coûteux si vous achetez votre huile au comptoir. Certaines personnes demandent aux restaurants locaux d’acheter leur huile végétale usagée. Ne vous contentez pas d’une seule source. Si vous avez plusieurs sources, vous en aurez beaucoup en réserve, et vous ne manquerez pas de carburant pour votre voiture. Avant de pouvoir utiliser le SVO dans une voiture convertie, vous devrez filtrer l’huile végétale que vous avez récupérée. L’une des façons les plus simples de le faire est de chauffer l’huile et de la verser dans une crépine ou un filtre à café. L’important est de se débarrasser des particules de nourriture solide dans l’huile, avant de le charger dans le réservoir SVO. Vous devrez vous procurer un kit de conversion pour votre voiture diesel si vous voulez qu’elle fonctionne exclusivement sur SVO. Magasinez et faites des recherches dans un certain nombre de communautés de biodiesel en ligne. Ils peuvent vous aider à trouver un bon endroit pour en acheter un. Les prix peuvent varier, pour l’équipement et la main-d’œuvre. Assurez-vous également que le kit est compatible avec la marque et le modèle de votre voiture. Vous pourriez trouver un mécanicien pour installer le kit pour vous, mais vous pouvez également économiser quelques dollars si vous installez vous-même. La plupart des kits de conversion sont accompagnés d’instructions faciles à suivre. Trois modifications typiques sont nécessaires pour convertir votre voiture en biodiesel. Ce sont: 1) Réservoir de carburant SVO, tuyau / joint 2) révision pour le système de carburant, et 3) modification du système de chauffage. Faire fonctionner votre voiture avec du biodiesel peut vous aider à économiser de l’argent à long terme. C’est une façon de ne pas seulement vous aider , mais aussi votre environnement. Source : stage 4×4

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La liberté de réunion en France

L’année dernière encore, des préfets ont continué de recourir en France à des dispositions de l’état d’urgence pour limiter le droit à la liberté de réunion pacifique. Des dizaines de mesures limitant la liberté de circulation, en particulier, ont été prises pour empêcher des personnes de participer à des rassemblements publics. Les autorités ont imposé ces mesures pour des motifs vagues et contre des particuliers n’ayant selon toute apparence aucun rapport avec une quelconque infraction liée au terrorisme. Dixsept personnes ont ainsi fait l’objet de mesures préfectorales qui leur interdisaient de participer à des manifestations visant à réclamer des comptes à la police après qu’un jeune homme eut signalé avoir été violé par un policier le 2 février. Le préfet de police de Paris a pour sa part interdit à 10 militants de manifester à l’occasion de la Fête du travail, le 1er mai. Un policier a été mis en examen le 5 janvier pour avoir lancé une grenade de désencerclement ayant blessé un manifestant, Laurent Théron, qui a perdu l’usage d’un oeil. La procédure contre le policier était en cours à la fin de l’année. L’enquête pour recours excessif à la force présumé de la part de la police contre des dizaines de manifestants ayant participé aux rassemblements organisés en 2016 contre la réforme du Code du travail n’était toujours pas terminée à la fin de l’année. Une nouvelle loi régissant l’usage des armes et de la force par les représentants des forces de l’ordre est entrée en vigueur en mars. Ce texte autorisait l’utilisation de certaines armes, y compris des projectiles à impact cinétique, dans des circonstances ne répondant pas entièrement aux normes internationales. En juin, le Conseil constitutionnel a estimé que la disposition de l’état d’urgence qui permettait aux préfets d’imposer des restrictions à la liberté de circulation était inconstitutionnelle. Le Parlement a néanmoins inclus cette même disposition en juillet dans la loi prorogeant l’état d’urgence. Des mesures limitant la liberté de circulation ont été ordonnées à 37 reprises par des préfets entre le 16 juillet et le 30 octobre.

Quand on copie même des avions de chasse

La copie est la marque de fabrique de la Chine. Et Le J-31/FC-31 ne semble pas échapper à la règle : il présente un aspect général qui rappelle curieusement les F-35 et F-22 américains. Plusieurs observateurs internationaux suspectent d’ailleurs que son développement ait été rendu possible par de l’espionnage industriel et des vols de fichiers auprès des constructeurs américains. Des soupçons qui seraient confirmés par les documents divulgués par Edward Snowden, selon le journal allemand Der Spiegel. Si la Chine a formellement démenti ces accusations ces derniers jours, on sait que les informations de Snowden se sont toujours révélées exactes jusqu’à présent. Cependant, si l’aspect du J-31 est désormais connu, ses performances en matière de furtivité ne le sont pas encore, qu’il s’agisse de la conception en elle-même (pour minimiser les signaux radars ou infrarouges) ou des revêtements antiradar. Il est cependant fort à parier que le modèle séduise de nombreux pays. La Chine ne cesse de moderniser ses équipements militaires, et compte rapidement devenir une puissance mondiale de premier plan, capable non seulement de défendre ses intérets sur tous les plans (terre, air, mer) mais également de vendre son savoir-faire comme le font la France, l’Europe, les Etats-Unis ou la Russie. Désireuse de véhiculer une image de puissance, la Chine a en ce sens augmenté ses dépenses militaires jusqu’à 160 milliards de dollars en 2015. Selon le consultant de la Défense IHS Jane’s, ce montant est plus élevé que les budgets réunis du Royaume-Uni, de la France et de l’Allemagne ! Mais la Chine pourrait également bénéficier d’une aide précieuse pour vendre son J-31. La Russie est en effet intéressée à encourager l’exportation de l’avion chinois, de sorte qu’il devienne, avec l’avion Su-T 50, concurrent du coûteux appareil américain le F-35. Le J-31 est en effet certes une alternative plus modeste du point de vue avionique, mais est à 60% du prix d’un F-35 américain. Lors de la démonstration en vol de l’appareil en novembre dernier, plusieurs observateurs ont noté des problèmes d’aérodynamisme, l’appareil piquant du nez lors des manoeuvres et le pilote se reposant trop souvent sur la postcombustion pour conserver son altitude, et ce malgré une configuration à vide, la plus légère possible. Ces problèmes ont entâché ce qui aurait dû être une démonstration de force de la part de la Chine à l’attention des autres grands acteurs internationaux. Mais si ces défauts de conception sont corrigés, le J-31 est certainement promis à un avenir brillant et pourrait compromettre le succès du coûteux F-35. Affaire à suivre. Source : Vol en L-39

Quelles péripéties

Cela a commencé avec la publication d’une enquête du très sérieux Institut français d’opinion publique (IFOP), diligentée par deux organismes plutôt à gauche : la fondation Jean Jaurès et Conspiracy Watch, grand contempteur des thèses complotistes. Les résultats étaient si consternants que d’aucuns en contestaient d’emblée la crédibilité, comportement commode qu’on attribue généralement (et indûment) à l’autruche. Que nous apprenait donc cette enquête de si incongru? Que 29% des sondés pensaient que le gouvernement des Etats-Unis n’était pas étranger aux attentats de 2001 contre le World Trade Center ; que 16% étaient convaincus que les Américains n’étaient jamais allés sur la Lune ; que 48% soupçonnaient nos « élites » de préparer, grâce à l’immigration, un changement de civilisation ; que 55% subodoraient une complicité entre les pouvoirs publics et l’industrie pharmaceutique pour cacher aux citoyens la nocivité réelle des vaccins ; que 32% croyaient dur comme fer que le virus du sida avait été créé pour décimer la population africaine. Plus effarant encore, 9% des participants ne repoussaient pas l’idée (chère à certains imams wahhabites) que la Terre pouvait être plate et 18% (même 31% si on se limitait aux 18-24 ans) restaient persuadés que Dieu avait créé la Terre et les hommes il y a moins de 10.000 ans… L’un dans l’autre, on arrivait à un pourcentage significatif d’individus que certains n’auraient pas hésité à qualifier d’abrutis! Or, en prenant les choses autrement, on concluait également que dans une démocratie représentative fondée sur le suffrage universel, ces personnes adultes étaient également des électeurs. Faut-il alors s’alarmer en constatant qu’aux dernières élections en France, le taux d’abstention a été de 26% au second tour des présidentielle et 57% aux législatives qui ont suivi? Si cette indifférence a été le fait majoritairement des citoyens qui ont manifesté dans le sondage de l’IFOP de si étranges opinions, on ne peut que s’en féliciter. Peut-être également explique-t-on ainsi en partie le score d’extrémismes proposant d’improbables programmes. Les scrutins de 2017 auraient en fait révélé une sorte de retour au suffrage partiel, non plus comme jadis fondé sur la fortune, mais cette fois sur la niveau de compréhension et de lucidité et la capacité d’être réfractaire aux bobards. L’inquiétant, c’est plutôt que la fourchette est étroite entre les deux catégories et qu’il ne faut pas grand-chose pour que l’équilibre bascule, comme on vient de le voir aux Etats-Unis avec l’élection de Trump. Les républicains du XIX° siècle pensaient que la démocratie passait par l’essor de l’instruction publique. Visiblement, quelque chose n’a pas marché… Là-dessus, une autre bombe a explosé. L’affaire Weinstein aux Etats-Unis a soudain libéré la protestation féminine contre le harcèlement sexuel. Excellente démarche, salutaire à plus d’un titre quand elle démontre le rôle de l’abus de pouvoir l’usage de la violence, le mépris et l’incivilité. Mais toute médaille ayant son revers, celle-ci, une fois encore, a pris la forme de la radicalisation. Tandis qu’étaient mises à jour de réelles affaires, un déferlement inattendu de généralisations simplistes et d’amalgames douteux s’est aussitôt engouffré dans la brèche. On a vu des musées sommés de retirer de leurs murs des œuvres d’art, des artistes ou des réalisateurs de cinéma frappés d’ostracisme. L’acteur Matt Damon a été couvert d’insultes pour avoir risqué qu’il existait peut-être une certaine différence entre un geste déplacé et le viol d’une petite fille (« Non! C’est pareil!« ). Le comble a été atteint (l’événement a fait le tour du monde) quand un metteur en scène italien s’est permis de modifier la fin de l’opéra « Carmen » de Georges Bizet pour qu’une femme, Carmen, ne soit pas victime de la violence de l’homme, Don José!.

Vol de jour

Prendre les commandes d’un avion ? Ca, c’est fait ! Faire décoller, voler puis atterrir un appareil, voilà ce que j’ai appris à faire, pas plus tard qu’avant-hier. Bien entendu, ce n’était pas un gros Airbus mais un appareil plus modeste, mieux adapté à mes besoins : un Robin, un appareil très agréable qui m’a permis de m’initier en toute liberté. J’ai fait cette expérience à Lille en compagnie d’un pilote de ligne ayant près de 5000 heures de vol derrière lui. La question que vous vous posez forcément est : est-ce compliqué ? Eh bien, curieusement, la réponse est non. Piloter un petit appareil est vraiment à la portée du quidam, contrairement ce à quoi je m’attendais. Les moments les plus frappants restent, comme vous l’avez certainement deviné, le décollage et l’atterrissage. Mais une fois le premier passé et le second encore loin, c’est un parfait moment d’euphorie. Et encore, même le décollage n’est pas aussi inquiétant que ce à quoi je m’étais attendu. Comparativement à un décollage d’Airbus, on peut même dire que cela se fait dans le calme. Et quand l’appareil a retrouvé son assiette, la vue s’est véritablement révélée d’une beauté incomparable. Je prends toujours une place côté fenêtre lorsque je voyage en avion, mais là, le spectacle n’a rien à voir : non seulement parce que l’altitude, beaucoup plus faible du Robin, permet de profiter de chaque détail du paysage, mais aussi et sourtout parce que la verrière du Robin offre une vue panoramique de la terre, à des années-lumière du petit hublot d’un Airbus. Mais ce qu’il y a de plus hypnotisant dans cette expérience, ce n’est pas tant la vue que le pilotage en lui-même. En effet, le maniement du joystick est très enivrant. La légèreté de l’appareil fait que l’on ressent toutes les rafales de vent qui font osciller l’avion. Du coup, on a souvent l’impression de lutter contre le vent lorsqu’on change de direction. On ressent extrêmement bien les sensations délivrées par l’appareil. C’est assez difficile à décrire, mais c’est quelque chose d’intense. Assez pour qu’on en ressorte épuisé, en fait. Il faut tout de même maintenir le manche à balai tout du long, et même si ce dernier est assez souple, il réclame aussi un peu de force pour garder le cap. Bref, c’est une expérience phénoménale que je vous recommande de tester si vous en avez l’occasion. Si vous êtes intéressé, je vous mets la page qui m’a été bien utile pour mon vol à Lille. Davantage d’information sur ce stage de pilotage avion en suivant le lien.

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